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Concours Acier 2013 : Le palmarès

L’édition 2013 du Concours Acier a tenu toutes ses promesses et les candidats ont relevé le défi : reconstruire la ville sur la ville. Sur le thème de L’urbanité suspendue, les étudiants ont proposé différentes possibilités de densifier l’habitat en se greffant sur le tissu urbain. Le tout en utilisant les qualités et propriétés de l’acier, idéal en terme de réhabilitation.
L’édition 2013 du concours Acier de Construiracier a proposé aux étudiants de réfléchir sur la possibilité de densifier l’habitat en se greffant sur le tissu urbain existant en utilisant les qualités et propriétés du matériau acier, idéal en termes de réhabilitation.
La remise des projets était ouverte jusqu’au 2 avril 2013
Les équipes sélectionnées ont présenté leur projet le 30 mai 2013, devant un jury présidé par Cyril Trétout, architecte urbaniste et associé de l’agence ANMA, à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris.

1er prix

La Vie de Château

Jérémy GERME, Justine PINGUET, Chloé THOMAZO
ENSA Paris-Val de Seine, Polytech’ Clermont-Ferrand

La Vie de Château propose une intervention sur une structure bâtie en 1936 située au coeur du projet de renouvellement urbain de la cité du Bel Air à Montreuil. Il s’agit de l’ancien château d’eau de la ville abandonné depuis 2003, symbole et signal de ce quartier. L’édifice possède deux éléments majeurs à mettre en valeur : la cuve comme un immense volume à exploiter et sa hauteur exceptionnelle. Le château d’eau de Bel Air constitue une structure auto-stable grâce à son système de poteaux et d’entretoises et peut supporter une charge conséquente de 1500 tonnes. Le projet propose une augmentation à l’horizontale de son volume original via un système de poutres rayonnantes, appuyées sur les poteaux en béton déjà existants et soutenues, en bout de flèche par des suspentes. Les planchers collaborant, soutenus par ces poutres, confèrent au système l’homogénéité de ses charges par effet diaphragme. Le rapport élevé résistance/poids de l’acier confère à la structure additionnelle sa légèreté et minimise ainsi les risques liés à l’augmentation des charges sur le château d’eau. Enfin, grâce à l’emploi d’assemblages boulonnés, l’endommagement de la structure béton est limité et l’ouvrage reste réversible.

« Le rapport élevé résistance/poids de l’acier confère à la structure additionnelle sa légèreté et minimise ainsi les risques liés à l’augmentation des charges sur le château d’eau. »

2e prix

Hanging Layer

Pierre D’ARGY, Antonin DUQUESNE, Florent REVEL
ENSA Paris-La Villette, ENSA Strasbourg

Hambourg connaît depuis une vingtaine d’année un sursaut de développement urbain et architectural d’envergure, principalement dans la reconversion des quartiers portuaires aux portes du centre-ville comme la HafenCity. Le projet s’implante sur le site de la Spritzenplatz dans le quartier d’Altona. La richesse du lieu réside dans son éclectisme. L’idée consiste à ajouter l’empreinte d’une nouvelle ère urbaine sur le tissu existant, comme une marque naturelle du temps qui viendrait combler les interstices résultants de l’Histoire. Pour atténuer l’impact et la puissance d’un rajout d’une architecture nouvelle sur l’existant, l’emploi de l’acier joue un rôle essentiel. L’objectif : privilégier une sensation de suspension, d’objets légèrement en flottement de façon à apporter un certain dynamisme architectural.
Sa forme minérale et facettée introduit une distorsion de l’élévation globale de la place et crée ainsi l’événement. Une installation aérienne, au-dessus des cours d’îlots déjà gangrénés de parking et autres bâtiments de stockage, tombe sous le sens. Ici encore l’acier tient un rôle structurel décisif de suspension dans le projet.

« Pour atténuer l’impact et la puissance d’un rajout d’une architecture nouvelle sur l’existant, l’emploi de l’acier joue un rôle essentiel. »

3e prix ex eaquo (1)

La Sardine

Charlotte DURAND-RIVAL, Mickle BOUREL, Emmanuel CHESNÉ, Simon FORGET
ENSA Marseille

« C’est la sardine qui a bouché le port de Marseille »

Hommage au mythe marseillais, le port autonome accueille La Sardine sur le site du J-1, un ancien hangar, aujourd’hui reconverti en salle d’exposition dans le cadre de « Marseille Provence 2013 – Capitale de la Culture ». Le J-1 occupe une position stratégique au cœur du grand paysage marseillais : il est un repère depuis la mer mais aussi depuis les terres.
Long de 250 mètres s’avançant sur la mer, le hangar se compose d’une structure mixte faite de poteaux en béton et d’une ossature métallique supportant la toiture. Afin de lui donner une échelle urbaine, le projet créé deux rues transversales qui sectionnent le volume en trois parties distinctes avec, une percée centrale, large avenue intérieure ouverte sur la mer. Le verre habille la structure : enveloppé dans son écrin légèrement opaque, il est protégé de la lumière et des reflets du soleil.
Nouvellement réhabilité, l’ancien J-1 accueille la partie publique du programme (salle d’exposition, bureaux et restaurants). Il est coiffé d’une structure acier soutenant les logements. Comme en lévitation, cette légère barre franchi l’existant, et permet de conserver les pentes du toit du J-1. Perchés à une hauteur de 25 mètres, les logements s’affranchissent du sol et surplombent Marseille et son port, profitant ainsi d’un panorama sur trois cent soixante degrés. La Sardine est arrivée à bon port, sa peau écaillée scintille au dessus du J-1.

« Le verre habille la structure : enveloppé dans son écrin légèrement opaque, il est protégé de la lumière et des reflets du soleil ».

3e prix ex eaquo (2)

Urbanité suspendue : l’acier au service de la ville dense et poreuse

Karine BERGEVIN, Alexandra DE LA CHAPELLE
ENSA Paris-Belleville

En tête d’îlot au niveau de la patte d’oie entre la rue de la Croix-Nivert et la rue Joseph Liouville à Paris, l’immeuble du 61 rue de la Croix-Nivert est implanté en retrait de l’alignement sur rue. Seule une partie en rez-de-chaussée à l’arrière de l’édifice vient s’adosser partiellement aux immeubles mitoyens. Le projet vise à réorganiser les accès existants de cet îlot construit de manière hétéroclite et décousue dans le temps. L’îlot est alors pensé comme un écrin qui permet de créer la ville dense et poreuse en requalifiant l’espace urbain résiduel. Le moyen : un système d’extension sous forme de greffe en façade. Celui-ci limite ainsi les travaux de gros œuvre sur la construction existante tout en développant de plus grandes typologies de logements. Le projet est une exploration des potentialités de l’acier sous toutes ses formes, de la structure jusqu’au second œuvre. L’acier est un élément central de composition de la façade. L’ensemble des extensions se compose de panneaux modulaires en acier alternativement utilisés comme parement opaque, volet ou brise-soleil.

« Le projet est une exploration des potentialités de l’acier sous toutes ses formes, de la structure jusqu’au second œuvre. »