« LESS IS MORE »,
CONCILIER SOBRIÉTÉ ET AUDACE ARCHITECTURALE
Dans un contexte de transition environnementale accélérée, la construction métallique est conduite à réinterroger ses fondamentaux. Comment l’acier — par ses qualités de résistance, de légèreté et de recyclabilité — peut-il contribuer à une architecture à la fois sobre, performante et adaptable ? À travers des systèmes constructifs rationalisés, évolutifs et économes en matière, la filière acier-construction explore de nouvelles réponses aux enjeux de réduction des impacts carbone, d’optimisation des ressources et de justesse constructive.

Face aux défis environnementaux actuels, il est devenu indispensable de repenser la façon de concevoir et réaliser les édifices. L’écoconception, à ce titre, offre une voie concrète pour agir efficacement, en mettant en place une approche méthodique qui prend en considération les aspects environnementaux, lors du processus de conception et de développement durable d’un bâtiment. Essentielle dans la construction métallique et dans le processus de transition écologique, elle tient compte de l’ensemble du cycle de vie des produits acier – extraction, fabrication, transport, utilisation et fin de vie –, dans le but de réduire les impacts environnementaux négatifs. Cette démarche repose sur le principe fondamental suivant : il est plus efficace et moins coûteux de réduire ces impacts sur l’environnement dès la conception, plutôt que de les compenser ou les corriger après coup. De quoi inclure des choix réfléchis, en matière de matériaux, de procédés de fabrication, de transport et aussi de conception, le secteur de la construction métallique se plaçant à la pointe de cette approche vertueuse.
La sobriété architecturale — entendue comme le passage d’une « culture du toujours plus » à celle du « juste nécessaire » — s’impose désormais comme un cadre de réflexion majeur pour l’ensemble des acteurs de la filière acier, dans un secteur du bâtiment engagé vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Architectes, maîtres d’ouvrage, bureaux d’études et entreprises adaptent leurs pratiques aux exigences de la construction décarbonée, fondée notamment sur l’économie circulaire, le réemploi et la modularité des espaces. Engagée de longue date, la filière acier-construction développe ainsi des approches de sobriété structurelle et conceptuelle fondées sur la rationalisation de la matière, la préfabrication et l’optimisation de la mise en œuvre d’ossatures métalliques légères et flexibles.
LE « MOINS, C’EST PLUS », TOUJOURS D’ACTUALITÉ !
Le concept de « Less is More » (moins, c’est plus), attribué à Mies van der Rohe, architecte allemand et figure emblématique du modernisme, s’inscrit dans une démarche minimaliste et fonctionnelle, centrée sur l’essentiel. Proche des idéaux du Bauhaus, il valorise la simplicité, l’authenticité et la clarté des volumes, tout en explorant les relations entre l’espace intérieur et l’extérieur. Cet architecte a conçu en 1929, avec la designer Lilly Reich, le pavillon de Barcelone, en Espagne, pour l’Exposition internationale de 1929. Cet édifice emblématique, démantelé à la fin de l’événement en 1930, sera reconstruit à l’identique et au même endroit en 1986. De forme simple et lisible, ce bâtiment épuré fut réalisé avec un système constructif novateur en béton, acier et verre, selon un principe de plan libre. Ce concept fera bien des adeptes par la suite, comme en témoigne la réalisation en 1950 de la Maison Kœnig n° 1, à Glendale, aux États-Unis, par l’architecte Pierre Kœnig. Cette habitation de 93 m² fait figure de premier manifeste de l’utilisation de l’acier dans la construction d’une maison individuelle. Sa structure en acier, visible et rationnelle, comporte de fins poteaux ronds métalliques remplis de béton et des poutres en C. Si les murs du séjour sont en acier, revêtus de bois en face intérieure, les huisseries sont standardisées. De même, les recherches de Jean Prouvé sur la maison démontable continuent d’éclairer les débats contemporains sur la légèreté, la préfabrication et la réversibilité. L’une de ses maisons démontables a été adaptée par l’architecte Jean Nouvel, en 2023, au jardin des Tuileries dans le 1er arrondissement de Paris. Constitué d’une ossature en tôle pliée, formée de cinq portiques axiaux, fixés sur une structure de plancher en métal, son principe constructif rappelle son actualité fondée sur la rationalité, l’économie de moyens et la démontabilité.


MATÉRIAUX SOBRES ET STRUCTURES OPTIMISÉES
L’acier, produit sous la forme de profilés de formes et dimensions variées, permet de confectionner des ossatures fines et aériennes, aisément mises en œuvre en filière sèche. En mobilisant pour chaque projet, la bonne matière au bon endroit, l’acier, lorsqu’il est employé avec justesse, contribue à alléger l’ouvrage et à économiser la matière, tout en autorisant de grandes portées et une grande liberté de configuration architecturale. Leur dimensionnement calculé au plus juste est un autre levier de rationalisation des systèmes constructifs. La préfabrication des composants acier en usine assure une haute précision de fabrication dans la production en série, qui limite les erreurs de pose sur le chantier, et simplifie leur assemblage et montage sur site. La mise en œuvre optimisée et la rapidité d’exécution impliquent une réduction notable des délais, des nuisances et de certains coûts de construction. Par leur taille imposante et leur morphologie minimaliste, les bâtiments industriels sont emblématiques de cette optimisation. Il en va ainsi de l’atelier de maroquinerie Louis Vuitton, construit en 2019 à Beaulieu-sur-Layon par l’agence DE-SO. Le parallélépipède de 30 m de large, 100 m de long et 6 m de haut est pourvu d’un plan libre (6 000 m²), surmonté d’une charpente mixte acier/bois optimisée qui franchit 30 m sans point porteur, les façades vitrées étant, elles aussi, épurées. À noter que l’usage généralisé des outils de modélisation numérique et du BIM (Building Information Modeling) par les architectes et ingénieurs a largement contribué à cette optimisation structurelle requise.
LES ACIERS À HAUTE PERFORMANCE DÉDIÉS AUX OUVRAGES D’ART
L’emploi d’aciers à haute résistance rend plus performante encore la réduction des sections des profils, générant des structures élancées et une économie de matière. Ces aciers appelés aciers à haute limite d’élasticité (HLE) sont surtout employés pour édifier des ouvrages d’art, ou bien des bâtiments atypiques et hors norme, tels que les tours, les stades, les ponts, qui doivent pouvoir résister à des vents puissants et des conditions climatiques difficiles. Le pont levant routier Gustave-Flaubert de 670 m de long et 86 m de haut, bâti à Rouen en 2008 par les architectes Michel Virlogeux et Aymeric Zubléna, franchit la Seine. Si ses deux tabliers sont portés par deux doubles pylônes en béton intégrant le mécanisme de levage, son poids total de 1 315 tonnes contient 944 tonnes d’aciers HLE S460. Icône s’il en est, le viaduc de Millau, conçu en 2004 par Foster + Partners, au-dessus de la vallée du Tarn, est un pont à haubans, élancé et de portée immense qui comprend des aciers à haute performance minimisant la matière mise en œuvre et représente une réelle prouesse technique !

FLEXIBILITÉ, ÉVOLUTIVITÉ ET RÉVERSIBILITÉ DES ESPACES
Sobriété programmatique oblige, les espaces de travail ou habités sont destinés à évoluer et à se transformer au fil du temps pour accueillir d’autres fonctions, ce qui est rendu possible, grâce aux amples portées liées aux ossatures acier libérant les plans des bâtiments neufs ou restructurés. Et tout édifice rénové peut être agrandi ou surélevé, suivant chaque contexte donné, en s’adaptant aux évolutions d’usages. D’où un large panel de configurations possibles, d’échelles diverses, qui varient en fonction du type et de la taille de l’édifice ainsi que de son programme. Ainsi, l’École d’architecture et de paysage de Lille (Nord), bâtie à Villeneuve-d’Ascq en 1977, a fait l’objet d’une rénovation partielle. Le bâtiment A a été réhabilité en 2024 par Dadour de Pous Architecture afin de valoriser son architecture moderniste et améliorer ses performances environnementales par une rénovation thermique. Au sein de la halle dotée d’un système poteaux-poutres en profils acier (trame de 4,50 x 4,50 m), deux atriums en verre sont créés dans le hall et le patio, couvert, offre de nouveaux espaces de vie. Pour les façades, les bardages isolants déposés font place à de fins châssis et structures acier, apportant de la lumière naturelle, le métal facilitant les interventions ciblées au cœur de volumes flexibles. Ce projet a reçu un Eiffel de l’architecture 2025 dans la catégorie « Apprendre ».
EXTENSIONS, GREFFES ET SURÉLÉVATIONS : DE LA SURFACE EN PLUS
Concernant les annexions et extensions, réalisables en continuité ou à côté du bâtiment ou bien en toiture, ces différents types d’intervention sur le bâti existant ont pour objectif de gagner de la surface et de supprimer le coût élevé du foncier en ville, dans le cas de la surélévation. Conjuguant ces thématiques, la tour EDF bâtie en béton en 1977 à Lyon Part-Dieu, a été rénovée en 2021 par l’agence Arte Charpentier et surélevée de quatre étages. En façade nord, la seconde tour Silex², de 130 m de haut, greffée dessus, compte une charpente acier, avec des pièces préfabriquées assemblées sur site : une intervention complexe qui enrichit l’ensemble. Un projet plus historique, avec la poste centrale du Louvre à Paris Ier, érigée en structure métallique et en pierre, en 1878 par l’architecte Julien Guadet. En 2021, l’architecte Dominique Perrault (DPA) restructure le lieu pour y loger un programme plurifonctionnel (logements, bureaux, hôtel…). Dans les volumes intérieurs, les ossatures en métal d’origine ont été restaurées et des mezzanines en acier ajoutées. Quant à la surélévation d’un niveau en faîtage, qui permet d’ajouter un toit-terrasse offrant des vues uniques sur Paris, elle est agrémentée d’une pergola énergétique en métal qui sert de support à des panneaux photovoltaïques, générateurs d’électricité. Sachant que ces opérations effectuées sur des édifices en place ne doivent pas influer sur les fondations.
SOBRIÉTÉ ÉNERGÉTIQUE, RÉEMPLOI ET BAS CARBONE
Construire des édifices moins énergivores nécessite de prendre en compte leur empreinte carbone sur l’ensemble de leur cycle de vie. La décarbonation d’un bâtiment requiert la mise en place de mesures et de techniques destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), en particulier de CO². Pour un édifice neuf, le poids des matériaux de construction devient déterminant. Les divers acteurs de la construction neuve et de la rénovation de l’existant – architectes, maîtres d’ouvrage, entreprises, bureaux d’études… – doivent réduire les émissions de carbone de 30 à 40 % d’ici 2030. Cette diminution concerne les pratiques vertueuses de conception des projets architecturaux et la mise en œuvre des ouvrages sur les chantiers. Or, la filière acier est très engagée dans cette volonté de baisse de l’impact carbone dans la construction en métal, en développant des stratégies de réduction de l’empreinte carbone fondées sur l’optimisation de recours au matériau, la préfabrication, le recyclage, et lorsque cela est possible, le réemploi. Avec son taux unique de 95 % de recyclabilité, l’acier – disponible en quantité et recyclable à l’infini – répond aux exigences thermiques des bâtiments, avec des façades surisolées abaissant les consommations. Certains projets innovants réalisés à l’étranger illustrent cette thématique, comme la maison jumelée « Lilla Integralen », bâtie en 2019 par l’agence Sandellsandberg Arkitekter, à Linköping, en Suède. Les façades des quatre appartements, répartis sur trois niveaux et dotés d’un toit-terrasse, se parent d’un bardage en profil sinusoïdal d’acier laqué gris premium GreenCoat®, un revêtement esthétique et durable, à base organique (BT) bas carbone. Autre exemple bas-carbone emblématique, l’immeuble de bureaux Bloomberg European Headquarters, édifié à Londres, au Royaume-Uni en 2017 par l’agence Foster + Partners. Il possède une structure mixte acier-béton et des façades métalliques intégrées dans l’enveloppe performante, créant d’amples portées et une haute adaptabilité des espaces internes. Le bâtiment a obtenu la meilleure note BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) jamais attribuée à un ouvrage tertiaire, grâce à sa conception durable globale, et à ses volumes lisibles et sa sobriété formelle ainsi qu’aux économies d’énergie et d’eau notoires générées.

EN AVANT LE RÉEMPLOI !
Quant au réemploi en plein essor, il consiste à réutiliser les matériaux de construction provenant d’édifices ou de sites industriels, en garantissant leurs performances et en réduisant les déchets. Les produits en acier, hyper résistants, déconstruits en fin de vie d’un ouvrage, peuvent être réemployés tels quels ou remis en état. Ainsi, le bâtiment tertiaire Terry Thomas, situé à Seattle (Washington, États-Unis), et conçu en 2008 par le cabinet Weber Thompson, a fait l’objet d’une démarche de réemploi. La majeure partie des structures en acier – issues d’un ancien entrepôt industriel démoli (1920) – ont été recyclées, réemployées in situ et laissées apparentes, les espaces intérieurs bénéficiant d’une ventilation et d’un éclairage naturels. Enfin, la passerelle Lucie-Bréard (piétons-cyclistes), de 13 m de large et 50 m de long, qui franchit le canal Saint-Denis à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a été reconstruite en 2023 par Explorations Architecture, à l’aide des 250 tonnes d’acier récupérées sur le tablier du précédent pont mobile détruit. Une démarche vertueuse qui engendre moins de déchets et de transport, et réduit l’impact environnemental de la construction.

PASSERELLE DANIEL COLLIARD, LE HAVRE – Lauréat EIFFEL 2025
UN BIJOU D’INGÉNIOSITÉ
Située dans le quartier des docks au Havre (Seine-Maritime), la passerelle mobile Daniel Colliard, du nom d’un ancien maire de la ville, franchit le bassin Paul Vatine. Conçue en 2023 par l’architecte et ingénieur Daniel Vaniche de l’agence DVVD, cette passerelle piétonne et cyclable se déploie sur 80 m de long et 4 m de large. En position fermée, elle relie la gare et le centre des congrès aux espaces culturels et commerciaux des Docks Vauban. En position ouverte, elle permet la circulation des navires, comme lors de la Transat Jacques Vabre. Son système de mobilité innovant compte deux parties, un premier tablier (ou tiroir) qui coulisse à l’horizontale pour franchir la passe de 25 m et un autre tablier (ou plateau) qui s’élève pour remplacer le tiroir fermant la passe. Cette conception unique optimise la consommation énergétique, avec une économie de 22 % d’énergie, allant jusqu’à 46 % par rapport à une entité basculante traditionnelle. « L’extrême compacité des éléments structurels et mécaniques n’a été rendue possible que par l’utilisation systématique de l’acier », constate Daniel Vaniche. Les pièces mobiles, intégrées dans le tablier, laissent visible un simple trait sur le bassin qui se fond dans le paysage. L’ouvrage de 127 tonnes d’acier est doté de tabliers mobiles, de galets, de rails et de poutres latérales enveloppes utilisant des nuances d’acier à hautes performances. « La précision requise pour ces éléments mécaniques de roulement, proche de l’horlogerie, a nécessité d’abaisser les tolérances de fabrication de la charpente métallique, bien au-delà des exigences requises pour un ouvrage d’art classique », ajoute-t-il. Ce projet est lauréat des Eiffel de l’architecture 2025, dans la catégorie « Franchir ».


MÉDIATHÈQUE L’OISEAU-LIRE, VELAINES, GENS ARCHITECTES – Lauréat EIFFEL 2025
TOTEM GÉOMÉTRIQUE ET MINIMALISTE
La médiathèque L’Oiseau Lire prend place le long de la RN et en lisière du village de Velaines, situé dans la Meuse. Édifié à la place de l’ancienne bibliothèque devenue vétuste, cet équipement de type tiers-lieu de 300 m² a été conçu en 2024 par l’agence d’architecture Gens qui déclare : « Dans ce contexte, totem, parking, parvis et vitrine attirent le chaland vers le produit : la culture en libre-service dans une station-service publique. » S’inspirant en effet du modèle de la station-service, son plan épuré et géométrique à un seul niveau se compose d’un carré (18 m de côté) traité comme une « maisonnette en verre ». Laquelle abrite divers espaces flexibles, tels que deux salles multifonctions et de lecture, un bureau partagé, des blocs sanitaires et des locaux techniques. Sur cette ample boîte vitrée, se greffe, en partie avant (nord), une marquise cylindrique en porte-à-faux (6 m de diamètre) insérant un sas vitré (3 x 3 m) marquant l’accès au bâtiment. À l’arrière (sud), un grand cercle de trois quarts de rond (9 m de diamètre) sert d’auvent à air libre et abrite le préau de la cour d’école voisine. La structure préfabriquée posée, selon une trame carrée de 6 m, compte quatre portiques en tubes d’acier carrés ou rectangulaires qui, portant des pannes d’entraxe 1,50 m, présentent un profil en V formant une noue centrale. Si la toiture comprend un complexe d’étanchéité isolant sur bac acier, les façades vitrées sont surmontées d’un bandeau en bardage blanc à petites ondes. L’acier mis en œuvre garantit une stabilité générale liée à sa structure fine et lisible (gage d’économie), posée rapidement, ainsi qu’au degré élevé de confort thermique et acoustique offert aux espaces internes, évolutifs.

LE BIOME, JARDIN DES SCIENCES, BESANÇON, 2024, PHILIPPE RIZZOTTI, ARCHITECTE – Lauréat EIFFEL 2026
UN BÂTIMENT-OUTIL DÉDIÉ AUX VIVANTS
Réalisé en 2024 par l’architecte Philippe Rizzotti, le bâtiment Biome s’implante sur l’emprise d’un ancien parking désaffecté en pente et au cœur du campus de la Bouloie de l’université de Franche-Comté. Ce lieu d’expérimentation scientifique et de sensibilisation à la botanique abrite les serres tropicales du Jardin des sciences de la ville de Besançon, fondé en 1580. L’ouvrage de 12 m de haut s’inscrit dans un rectangle de 25 m de large et 45 m de long, chaque serre épousant la trame de 5 m. Il compte deux niveaux superposés. Le rez-de-jardin – qui loge les espaces techniques et sert de socle (béton) et de volume tampon à inertie thermique – est pensé pour être réversible et abriter d’autres fonctions à venir. Au-dessus, le rez-de-chaussée accueille les serres du Biome, « un espace compact, à la fois spectaculaire et contemplatif, de rencontres et de médiation », équipé d’une structure en acier légère constituée de potelets ronds (8 m de haut) et de poutres treillis, supportant une couverture en double vitrage. « Ces serres offrent l’espace nécessaire aux grandes essences tropicales et garantissent un ensoleillement optimal ainsi qu’une compacité réduisant les besoins énergétiques », décrit Philippe Rizzotti. La passerelle métallique qui traverse l’espace en contrebas apporte un parcours de visite, au plus près des plantations. Les 2 245 m² de verrières à deux pans mis en place sont associés à des menuiseries de façade à rupture de pont thermique. Le clos couvert a fait l’objet d’une préfabrication poussée, avec 5 000 composants et 200 pièces uniques, assemblés de façon pointue et posés rapidement, avec une réduction des déchets. Ce projet vertueux a été nommé à l’Équerre d’argent du Moniteur en 2025.


