ISSEANE

Aux portes d’Issy-les-Moulineaux, à l’orée du département des Hauts-de-Seine, la revalorisation des déchets s’offre un écrin acier haut de gamme : Isseane. Toiture végétalisée, jardin suspendu, carrosserie fine et stylée, trafic des bennes enterré, jusqu’au nom évoquant l’océan : tout est conçu, dans ce complexe élégant d’usine et de bureaux, pour valoriser le mot déchet et urbaniser le bâtiment industriel.

L’enjeu était double : intégrer dans la ville une usine aux défis technologiques délicats, sur plus de 4,5 hectares ; et prolonger la coulée verte et piétonne qui se dessine le long de la Seine depuis le Parc André Citroën (15éme arrondissement de Paris) jusqu’au département des Hauts-de-Seine. L’équipe de maîtrise d’œuvre a donc conçu un bâtiment composé dans la verdure et enterré aux trois cinquièmes (sur une hauteur de 31 mètres), pour en réduire l’impact visuel et faire en sorte que la circulation des camions de ramassage soit entièrement souterraine.

Des chênes suspendus en façade

Toute la superstructure, c’est-à-dire les 21 mètres émergeants, est en acier. Avec en façade un astucieux système porteur de « poutres – bacs » qui accueilleront… des chênes. La toiture et les quatre façades du bâtiment seront ainsi végétalisées. La vêture des façades est constituée de bois traités naturellement pour leur pérennité et de bacs nervurés en acier prélaqué de teinte cuivrée. Bref, la recherche d’une synthèse harmonieuse entre les performances technologiques les plus fines, l’écologie et l’urbanité est au cœur de la conception de ce bâtiment industriel.

Un bijou pour des miracles

L’acier a été choisi pour libérer de grandes portées dans la halle du process et éviter des poteaux intermédiaires entravant la circulation des camions sous les bureaux. Mais aussi pour obtenir l’élégance et la finesse recherchées et réduire au maximum les temps de montage du bâtiment.
Un petit bijou, donc, qui accomplira des miracles. La transformation des tonnes de déchets en énergie devrait suffire à alimenter pendant 50 ans 12 000 logements en chauffage et en électricité.

Maître d’ouvrage : SYCTOM de l’Agglomération parisienne.
Équipe de maîtrise d’oeuvre : Dubosc & Landowski et AAE – architectes, Séchaud et Metz et Arcora – bureaux d’études et Serge Eyzat – paysagiste.
Constructeurs : Eiffel et Barbot.