La conception des façades doit tenir compte de différentes contraintes
Pour l'acier, la question de l'étanchéité à l'eau et à l'air est à traiter au niveau des joints entre les composants, car le matériau lui-même est imperméable et protégé contre la corrosion. Les performances de la façade peuvent donc être altérées si un soin particulier n'est pas apporté à la conception des assemblages. Les types de ruissellement d'eau sont multiples. Le cheminement de l'eau peut par exemple se faire du bas vers le haut et les effets du vent qui s'additionnent compliquent le problème à résoudre.
Deux types de réponses existent :

En France, la nouvelle réglementation thermique (RT 2000) a accru les exigences de 20 à 40 % en matière d'isolation thermique. Tous les bâtiments chauffés à 12 °C sont assujettis à cette réglementation.
L'acier est un bon conducteur thermique. Il doit donc être associé en façade à un autre matériau isolant. On utilise principalement de la laine de roche ou de verre, de la mousse de polyuréthane ou du polystyrène expansé. Si le doublage des panneaux d'acier en partie courante est aisé, c'est au niveau des fixations et des joints qu'il faut traiter le risque de transfert direct de la température entre parties métalliques en contact avec l'extérieur et l'intérieur. On parle alors de pont thermique. Les pièces métalliques sont généralement dédoublées et reliées par une pièce isolante. La condensation est favorisée quand la température de la surface extérieure est froide et que la pression intérieure de vapeur est importante. Si elle apparaît à l'intérieur de la façade dans une zone non ventilée, des désordres importants peuvent survenir à terme provoqués par la corrosion de l'acier Pour réduire et réguler le phénomène, il convient de faire baisser d'abord las pression de vapeur d'eau puis de faire baisser la température intérieure.
Pratiquement, on trouve de l'intérieur vers l'extérieur : un doublage à la température de l'intérieur (par exemple une plaque de plâtre peinte ou revêtue) un film pare-vapeur étanche à la vapeur d'eau (film plastique) ; un isolant thermique ; éventuellement un pare-pluie puis un vide d'air ; et enfin la paroi extérieure. En fait, le point de rosée doit être dans ce vide d'air ventilé.

L'isolation acoustique nécessaire dépend du type de bâtiment et du classement sonore de l'environnement défini par les pouvoirs publics suivant lu nature des voies et des activités adjacentes. Les performances à obtenir sorti définies en France par la NRA (Nouvelle réglementation acoustique), ainsi que les labels Qualitel et Qualitel Confort Accoustique.
La capacité d'une paroi à s'opposer à la transmission du bruit est caractérisée par son indice d'affaiblissement acoustique, noté R. Plus R est grand plus la paroi est isolante.
Les performances sont fonction de la nature et de la pose du revêtement extérieur, de la nature, de l'épaisseur et de la densité de l'isolant, du parement intérieur (le plus souvent constitué d'une ou plusieurs plaques de plâtre posées et quinconce), de la distance entre les parements et de la nature des liaisons (vis écarteurs...). Une paroi n'étant en général pas homogène, le R global est très influencé par le plus faible des composants. Les parois à ossature acier peuvent dépasser un R de 61 dB (A), en jouant sur l'effet masse-ressort-masse. Le confort acoustique d'une pièce dépend aussi de sa capacité d'absorption et dur temps de réverbération Tr. Si les parois sont très réfléchissantes, le Tr sera long si elles sont absorbantes, le Tr sera court. Pour le logement il est de 0,5 s. Pour améliorer le coefficient d'absorption, on peut utiliser des surfaces perforées éventuellement doublées d'un isolant intérieur
