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Les typologies de couverture

Couvertures par plaques

Elles se composent d'éléments à nervures ou à ondes, ce qui leur confère une certaine raideur à la flexion. Les plaques peuvent être en tôle d'acier galvanisé, prélaqué ou non, ou en inox. Il s'agit la plupart du temps de plaques nervurées planes, mais le cintrage, y compris le cintrage par crantage, se fait aussi. Ce type de couverture permet de couvrir des versants de 40 m de longueur voire plus, en particulier dans le secteur industriel, commercial, scolaire et agricole.

Les éléments portent directement sur les pannes dont l'espacement est fonction des caractéristiques des plaques et des conditions climatiques. En principe, on pose les plaques avec la nervure dans le sens de la plus grande pente, depuis la panne sablière jusqu'à la panne faîtière.

Par ailleurs, on recouvre longitudinalement les plaques, en emboîtant les nervures entre elles dans le sens opposé aux vents dominants. Le recouvrement transversal se fait au droit d'un appui.

Les plaques sont fixées pour résister à l'arrachement et empêcher leur glissement. La fixation se fait en haut des ondes ou nervures ou en plage. Elle est assurée par des boulons à crochets, des boulons ou des vis autoperceuses, en fonction de la structure porteuse. En plus des parties courantes, des points particuliers, notamment les faîtières, les closoirs fermant les ondes, les chéneaux, etc. sont réalisés avec des éléments en acier galvanisé prélaqué.

Couverture à simple peau en profils nervurés
1. Paroi extérieure 2. Bande de rive 3. Régulateur hygrothermique en sous-face (éventuellement) 4. Chéneau.

Il est possible aussi de fixer une sur toiture au-dessus du bac. L'intérêt est double : atténuer le choc thermique sur la couverture, enrichir architecturalement la couverture par des effets de double peau et de transparence. Les matériaux peuvent être des tôles lisses épaisses, des bacs métalliques perforés en acier, en inox ou en aluminium, des lisses en métal ou en bois...

Couvertures par panneaux composites

Enfin, les panneaux composites que nous avons décrits en façade peuvent aussi être utilisés pour réaliser des couvertures sèches. Ils ont l'avantage d'intégrer l'isolant thermique et d'offrir une sous-face finie. Les panneaux composites dont la face intérieure est perforée offrent une bonne absorption acoustique. L'épaisseur des panneaux varie de 30 à 100 mm, ils peuvent avoir une longueur maximale de 15 m environ, suivant les contraintes de transport et de pose. L'étanchéité est assurée par recouvrement du panneau inférieur par le débord du parement du panneau supérieur. La fixation s'effectue en haut de nervure.

Couvertures par longues feuilles métalliques

Ce type de matériau de couverture est adapté à toutes les formes de toiture, que ce soit des surfaces planes, cintrées ou gauches. On l'utilise surtout dans le secteur du résidentiel, des activités tertiaires et scolaires. Le matériau utilisé dépend entre autres des conditions atmosphériques dans lesquelles se trouve le bâtiment : alors que l'inox sert dans des atmosphères urbaines et industrielles polluées, l'acier galvanisé et prélaqué suffit pour les atmosphères normales, rurales ou urbaines industrielles ou marines. L'un des avantages de ce système est de pouvoir couvrir les rampants avec une feuille continue de grande longueur et donc de limiter les joints et par conséquent les risques de fuite.
Il existe différents systèmes de pose qui nécessitent tous un calepinage pour la combinaison des joints quelle que soit la forme de la toiture :

  • les couvertures à tasseaux et couvre joints. Les feuilles sont façonnées contre des tasseaux en bois et sont de cette manière reliées entre elles. Les tasseaux sont fixés au voligeage à l'aide de clous. La jonction transversale n'existe pas si la feuille est aussi longue que le rampant. Sinon elle peut être à simple agrafure, double agrafure, ou à ressauts (les joints longitudinaux seront alors disposés en quinconce) ;
Schéma de principe de couverture à tasseaux 1. Couvre-joint 2. Relevé 3. Plage de feuille 4. Patte à tasseaux 5. Tasseau 6. Suppor
  • les couvertures à joints debouts. L'entraxe entre joints étant fonction de la largeur de la feuille, celle-ci est façonnée avec la feuille adjacente contre des pattes de fixation ancrées dans le voligeage qui sont rabattues dans le pli et maintiennent la couverture. La jonction longitudinale est moins marquée dans ce cas de figure. La jonction transversale est quant à elle traitée de la même meme manière que pour la pose à tasseaux, si ce n'est qu'il est généralement prévu un décalage dans la position des joints transversaux.
Schéma de principe de la couverture à joints debout (ci-contre) : partie courante et raccord au faîtage 1. Couvre-joint de faîtage 2. Relevé 3. Joint couché 4. Tasseau de faîtage.

Couvertures par tuiles métalliques

Il existe aussi  des tuiles en acier prélaqué qui se présentent sous forme de panneaux en tôle emboutie galvanisée et prélaquée regroupant plusieurs tuiles. Les panneaux peuvent ainsi couvrir d’un seul jet des longueurs jusqu’à 6 m pour une largeur de 1m. De larges gammes de formes et de couleurs sont disponibles, y compris des revêtements granités, texturés ou à très faible brillance, pour imiter si besoin des matériaux  traditionnels. Ce type de couverture est à la fois facile à poser et très résistant aux intempéries.

Couverture en tuile acier.

ConstruirAcier est une association loi 1901 dont l'objectif est de promouvoir l'architecture et la construction métallique. Représentant l'ensemble de la filière acier, elle a vocation à faire connaître les atouts de l'utilisation des aciers auprès des architectes, bureaux d'études, ingénieurs, enseignants, étudiants et dans les ouvrages de construction de bâtiments et de travaux publics.